Notre projet est d’aménager le site, alliant l’art au souvenir, pour représenter notre époque dans les siècles à venir. Les fours à chaux du Rivage St André, témoins lapidaires du bassin carrier tournaisien, deviendront ainsi un lieu de mémoire pour les hommes d’aujourd’hui. Les constructions de pierre et le jardin qui les entourent serviront de prétexte, de socle ou d’écrin à des expressions individuelles et collectives dans un projet artistique commun.

Ce lieu sera également un lieu de vie. Espace de rencontres, de promenades, les salles voûtées du Rivage St André seront ouvertes à des conférences, des manifestations culturelles et des expositions. Des ateliers seront aménagés dans les anciennes écuries, pour offrir aux artistes et à toutes personnes intéressées par le projet, la possibilité de créer sur le site des oeuvres artistiques destinées au jardin du souvenir.
Les salles d’exposition et de rencontres
Les grandes salles voûtées qui longent l’Escaut, seront restaurées, aménagées, chauffées et dotées de châssis. De grands volets, rabattus au dessus d’un fossé protecteur, serviront de terrasses extérieures et permettront l’accès aux salles.
Ces lieux largement ouverts vers le fleuve et les surfaces gazonnées qui bordent le chemin de halage, permettront expositions, colloques et rencontres.
Les ateliers de création artistique
L’ancienne ferme, avec ses deux cours entourées de murs de pierres, servira d’espace de création. Ateliers de sculpture, modelage de la terre, taille de pierre..., espaces d’expositions, lieux de création et de recherche, la ferme sera par contraste avec le silence des arbres et des pierres, l’espace réservé des vivants.
Le jardin du souvenir et la mnémothèque
L’édifice situé en retrait par rapport à l’Escaut, entouré par un plan d’eau qui l’isole du jardin bordant le fleuve, sera rendu accessible par un pont-levis qui protégera l’accès aux couloirs voûtés. Il faudra traverser cet imposant monument pour accéder au jardin qui domine les constructions et l’ensemble du site. C’est là-haut, sous les arbres et noyées dans un parc semi-naturel que les oeuvres d’art, sculptures, pierres gravées, ou autres expressions et traces trouveront leur place, et se découvriront au détour des chemins de promenades. C’est dans ce jardin également que les cendres pourront être répandues.
Les anciens fours seront aménagés en mnémothèque (du grec mnémo :mémoire, et têkê : lieu de dépôt , coffre) , destinée à collecter, référencer et imager au travers d’objets scellés, textes, oeuvres… le passage individuel en ce bas monde. Ces témoignages se répercuteront sur d’autres supports : bornes interactives, sites internet,… pour devenir par leur nombre, l’expression de la mémoire collective.

